A. Jacquet : "Ma réussite à Bordeaux je la dois à Alain et à B. Michelena"

A. Jacquet : "Ma réussite à Bordeaux je la dois à Alain et à B. Michelena"

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Invité d'honneur du Live Facebook de ce soir diffusé par Éric Dagrant, le 'maître de cérémonie' des Girondins de Bordeaux ou encore de la Fédération Française de Football, l'immense Alain Giresse a pu discuter avec - notamment - Bixente Lizarazu, Bernard Lacombe et... Aimé Jacquet.

Le plus grand entraîneur de l'histoire des Marine et Blanc, pendant les glorieuses années 80, puis sélectionneur de l'équipe de France championne du monde 1998, a pu raconter son amour pour Bordeaux et les Girondins... et pour Gigi. Un échange émouvant, surtout quand on sait à quel point Aimé Jacquet est rare dans les médias au sens large...

"Ma réussite à Bordeaux, je la dois à deux hommes : toi, Alain, bien sûr, mais aussi Bernard Michelena, mon adjoint. Il savait bien, si bien analyser les choses. Ce club des Girondins de Bordeaux, je l'ai aimé, je l'ai adoré, et on y a pas mal réussi je crois, quand même (rire)... (...) Je dirais même, oui, que Bordeaux m'a construit pour l'équipe de France, car j'ai eu la chance d'avoir cette génération 'Platinienne' avec moi - et Alain comprendra très bien -, des joueurs formidables avec qui je me souviens de longues discussions... Gigi, Lacombe, Specht, Tigana, Battiston ! C'était des joueurs incroyables et des supers mecs qui avaient envie de progresser, de réussir, pour qu'on fasse quelque chose de très grand tous ensemble. (...) Les Bleus des années 80, ceux de Michel Hidalgo, je les ai connus, et ça m'a propulsé. C'est grâce à eux aussi tout ça !

(...) Après, quand je pense à Bordeaux, c'est Lescure ! J'adore ce stade, donc je repense avec un immense respect à tout ce qu'on y a fait de beau. Alain Giresse ? Mais c'est un extra-terrestre, il est au-dessus de beaucoup, et il a marqué sa période pendant 10-12 ans. Et la légende de Gigi, ça dépasse Bordeaux, car l'équipe de France de son époque était grande aussi. Mais nous, aux Girondins, c'est vrai que, grâce au président Claude Bez, on avait ce ressenti bordelais, cet ancrage, l'esprit régional qu'il amenait. Moi, j'adore Bordeaux, je m'y suis énormément plu, et si mes enfants n'en avaient pas été si loin j'y serais revenu après, car la région est magnifique. Bordeaux, c'est fait pour les sportifs.

(...) Quel a été notre match le plus abouti avec Bordeaux ? Oh, je vais dire celui contre la Juve (2-0, demi-finale retour de la C1 1985), qui était fantastique. Mais bon, quand je vois Alain, mon premier souvenir qui revient de lui - vous allez rire -, c'est quand il marque de la tête contre Barcelone, avec Maradona. Et sur un centre de Patrick Battiston ! Inimaginable..."

"Très heureux de (lui) parler", Alain Giresse a aussi encensé son mentor.

"Aimé, quand il est arrivé, il nous a amené son sérieux, sa rigueur, son souci du détail, et nous on était demandeurs de ça, donc nous l'avions très bien compris, pour pouvoir progresser. Enfin, Aimé a quand même été capable de nous le faire très bien comprendre, pour qu'on l'applique au quotidien, pour gagner tous ces matchs... En tout cas, Aimé, à Bordeaux il a été adopté, et maintenant il est imprégné par Bordeaux."

Un sacré moment, très fort à entendre et à vivre pour chaque supporter, même à distance derrière un écran.

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