F. Brunet : "Je n'idéalise pas Sousa, mais l'enjeu est la survie du club"

F. Brunet : "Je n'idéalise pas Sousa, mais l'enjeu est la survie du club"

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En raison, notamment, de la crise du coronavirus et de toutes ses répercussions économiques sur le monde du football, et malgré ses mauvaises relations avec ses dirigeants actuels, il semblerait que le coach Paulo Sousa se soit fait une raison et accepte de rester pour 2020-21 ; en sachant aussi sans doute qu'il n'aura pas mieux que le FC Girondins de Bordeaux comme projet lors du prochain mercato.

Sous contrat jusqu'en juin 2022, l'entraîneur portugais avait été analysé ainsi par Florian Brunet, porte-parole des Ultramarines Bordeaux 87, quand il était intervenu dans l'émission radio GA, en janvier dernier :

"Pour l'avenir de Paulo Sousa, je ne sais pas s'il va rester ou non la saison prochaine malgré tout ce qu'il se passe en interne... Mais attention, car - pour revenir en arrière, à une grande période et une belle époque avec laquelle je fais un parallèle - entre la fin 2009 et le début 2010 on savait tous que Laurent Blanc partait pour l'équipe de France ; mais nous, dans nos têtes, vu qu'on avait 12 points d'avance sur le second et qu'on était champions en titre, on se voyait déjà double champions de France... Le président Jean-Louis Triaud, et ça a été une de ses grandes erreurs, était seul à croire, et ça jusqu'en mai, que Blanc resterait... Son départ pour les Bleus était un secret de polichinelle, mais Triaud était seul à ne pas le voir... Du coup, les joueurs, qui eux le savaient, ont lâché ; l'équipe à lâché. Et on a fini 6èmes... Alors si Sousa lâche et les joueurs aussi...

Nos relations avec les joueurs sur comment ils vivent ça ? Avec les joueurs, je n'ai pas d'infos particulières, mais je connais les joueurs, je sais comment ils sont. Les joueurs, ils sont dans leur bulle. Leur seule obsession, c'est d'avoir une vie saine, de ne pas se blesser, de faire du sport tous les jours, de bouffer comme il faut et de résister à la tentation de fumer une clope, de boire un verre etc. Comme tous les jeunes de leurs âges, 20-25 ans, ils ont envie de faire la bringue ; mais eux ils ne peuvent pas, donc ça les obsède. Aussi, ils croulent sous le pognon car leur vie leur offre cet avantage extraordinaire d'être super bien payés, donc à chaque fois qu'ils regardent quelqu'un ils ne savent pas s'il veut les aider ou profiter d'eux, alors ils se méfient de tout le monde et c'est compliqué humainement. Ils sont obsédés par leur carrière, leur rythme de vie à tenir, donc ce qui se passe à l'extérieur... Ils sont dans leur bulle, ils se cloisonnent ou au moins iles essayent, et ce qui se passe autour ne les atteint pas vraiment. Enfin, tant qu'ils sont dans leur carrière ! Par contre, comme dans une entreprise, le chef - ici l'entraîneur, Paulo Sousa - doit montrer l'exemple, les diriger,, leur donner de l'énergie. Mais si ce chef ne croit pas au projet et qu'il a lâché car on lui a menti...

Enfin, Sousa aussi a ses torts, et je ne veux pas non plus l'idéaliser car il aime beaucoup l'argent et qu'il y a des histoires de clauses, de commissions. Mais, quand même, c'est un mec qui aime le ballon et qu'on a senti franc quand on l'a rencontré et qu'il est venu nous parler le soir pendant six heures, au local. Humainement, il y a des choses qui ne trompent pas et quand quelqu'un vient de 20h à 2h au local on voit ce qu'il a dans les tripes, s'il nous regarde droit dans les yeux, s'il fait ce qu'il dit. Alors que Varela et DaGrosa, qui lui ont aussi mis Macia dans les pattes et lui ont promis des choses impossibles, ce sont les derniers des pourris - et pourtant, nous aussi on a cru en eux à un moment -. Donc on pourrait le comprendre qu'il ne croit plus au projet, surtout maintenant avec King Street et Longuépée. Sousa a essayé de travailler avec Longuépée, mais il a vu que ça ne valait rien, donc qu'en ce moment les Girondins de Bordeaux c'était dur. Mais le souci, et c'est ça le plus malheureux, c'est que l'enjeu n'est même plus le terrain - dont on ne parle plus - mais la survie du club, de l'institution."

Retranscriptions du podcast de 'Girondins Analyse' faites par nos soins

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