Jeandupeux : "Un égal plaisir à les retrouver tous"

Jeandupeux : "Un égal plaisir à les retrouver tous"

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Parmi les très nombreux anciens du FCGB présents le 23 mai à Bordeaux pour l'inauguration sportive du Nouveau Stade, Daniel Jeandupeux était bien fidèle au poste. Sur son blog, l'ancien attaquant suisse, à la carrière trop vite achevée, revient sur cet éènement et surtout sur les retrouvailles qu'il a engendrées.

"L’heure passée dans le bus pour rejoindre la rocade depuis le nouveau stade de Bordeaux ne change pas mon opinion. Le verbe haut, fort et corrosif de mon ex-coéquipier Jean Gallice a réussi à me faire rire de bon cœur et à oublier le désagrément d’un réseau routier inadapté à la présence de plus de 40 000 spectateurs. Sur un plan pratique et esthétique, le nouveau stade représente une vraie réussite. D’autant plus que les Girondins ont bien battu Montpellier 2 à 1 lors de cette belle première. Mais l’événement inaugural n’était que prétexte à un retour vers mon passé.

Le club aquitain et son président Jean-Louis Triaud avaient invité tous les joueurs retrouvés, qui avaient participé à au moins 10 parties officielles sous le maillot au chevron. Plus de 150 joueurs de toutes époques avaient répondu à l’appel et devaient se retrouver au centre d’entraînement du château du Haillan. C’est là que se sont effectuées les retrouvailles avec les anciens déjà côtoyés. Avec Guillas, l’ex-petit Kopa, toujours aussi juvénile à 77 ans. Calleja, toujours aussi aimable, qui pourtant terrifiait les attaquants adverses, dit la légende. Et tant d’autres.

C’est là que  les mains des plus jeunes, côtoyés dans le milieu du football ou au travers des écrans de télévision, ont été serrées. C’est là que j’ai retrouvé mes coéquipiers des années 70. Avec impatience, excitation, plaisir, émotion et chaleur. Avec enchantement, soulagement et bonheur, j’ai reconnu la majorité. J’ai calé sur le visage de Fraunier, l’athlète marsupilami, qui m’avait fait adopter les gros mots du cru, André Gallice, plus introverti que son frère et Barrat pourtant revu entre-temps (il y a 20 ans ?). La connexion d’autrefois s’est rebranchée sans difficulté. Un mot sur les souvenirs communs. Et plein de questions au sujet de nos parcours de vie. J’ai eu un égal plaisir à les retrouver tous, à revoir leurs épouses ou leurs enfants. A retrouver leur complicité. Les anecdotes ont resurgi. Les sourires ont refleuri.

Le temps s’est figé. Il est toujours aussi agréable de se sentir intégré dans une équipe."

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