Léonard Specht : "On n'aurait pas du accepter Michel Platini dans les vestiaires"

Léonard Specht : "On n'aurait pas du accepter Michel Platini dans les vestiaires"

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Artisan des plus beaux millésimes des Girondins, Léonard Specht est revenu pour Girondins Analyse (Twitch), sur la double opposition face à la Juventus Turin :

"À l'époque, c'était la meilleure équipe du monde et on était vraiment passés à côté du match aller. On était timorés, on n'a pas fait notre jeu, on s'est fait piéger par Michel Platini et ses coéquipiers. On savait qu'on n'était pas loin de cette équipe et on savait qu'au match retour tout était possible. Je reste persuadé, et quand on en parle avec Michel Platini, même s'ils avaient gagné 3-0 à l'aller, ils n'étaient pas si sûrs que ça que cela se passerait bien au retour. On a fait un très bon match, on a marqué ce deuxième but et il ne manquait pas grand-chose, mais bon, on ne l'a pas fait. Peut-être que deux années après, avec l'expérience.. On a beaucoup parlé du match aller entre nous : est-ce qu'il fallait marquer Platini individuellement, en zone... On ne faisait pas de marquage individuel à l'époque c'était du marquage en zone avec René Girard, Alain Giresse, Jean Tigana. On a beaucoup parlé avec Aimé Jacquet et avec le staff pour savoir comment l'aborder. Au match aller, on a plutôt joué la zone, au match retour, on l'a pris en individuel il a été beaucoup moins performant, et c'est toute l'équipe de la Juve qui était moins bonne. Ces petit détails font l'expérience. La Coupe d'Europe, c'est un autre monde. Il y a plein de petits détails, plein de petites clés qu'on apprend avec les années, et là, peut-être qu'il nous manquait un peu d'expérience."

L'ancien défenseur des Girondins a également partagé un fait d'avant match incluant Michel Platini :

"Au match aller, Platini était venu dans les vestiaires pour nous dire bonjour. On n'aurait peut-être pas du le laisser rentrer. Il est venu comme s'il jouait avec nous. Non, ce n'est pas quelque chose que l'on aurait du accepter. René (Girard) avait parfaitement raison : un match de Coupe d'Europe ce n'est pas la guerre mais c'est une bataille qu'il faut gagner. Il y a des règles qu'il faut respecter dans le sport mais il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds sinon on n'a aucune chance de gagner. En Coupe d'Europe, ce sont les duels qui priment. Si vous remportez les duels en premier, vous avez une chance que vous en sortir."

Retranscription faite par nos soins

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