S. Diawara : "Je dis que je ne sors plus, et là Gasset a pété les plombs"

S. Diawara : "Je dis que je ne sors plus, et là Gasset a pété les plombs"

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Avec un phrasé, une gestuelle et des imitations assez tordantes, que la seule retranscription écrite ne suffit pas à faire passer (regardez l'émission 'Inside Sport' ICI ou ci-dessous), Souleymane Diawara a encore une fois raconté l'histoire de ses débuts à Bordeaux et de Jean-Louis Gasset qui l'a forcé à ressortir le soir pour être performant sur le terrain, au FCGB puis ensuite à... Marseille.

"Quand j'étais à Charlton, ça n'allait pas. Alors Laurent Blanc et Jean-Louis Gasset me demande si je veux venir me joindre à eux, dans le projet bordelais. Donc je dis oui. C'est Laurent Blanc, quand même : champion du monde, ancien meilleur défenseur du monde ! Du coup, on y va. Et mon agent me dit que c'est Laurent Blanc là, quand même, donc qu’il faut que je fasse le mec professionnel et tout, pas comme à Londres, qu'il ne faut plus que je sorte. Alors, je lui dis : 'Ok, si tu veux, on va faire ça'. Et je ne sors pas. Un mois se passe : je suis nul. Un mois et demi : nul ! Deux mois : très nul ! (rire)

Et là, Jean-Louis (Gasset) m'appelle, me convoque et il me dit (il l'imite) : ‘Oh, qu’est-ce qui se passe papa ?’. Je lui dis que, ouais, ça va. Il me dit : 'Non, tu as changé quelque chose’. Je lui réponds que je ne sors plus. Et là, il a pété les plombs. Il prend sa cigarette, il fume, il fume, il fume (sourire), il a sa casquette, là, et il la jette sur le bureau. Moi je suis choqué... Il aurait dû me dire que c’était bien (rire) ! Et c’est là qu’il me dit, en fumant (imitation bis) : ‘Aujourd’hui, on est le jeudi, et tu sais que le jeudi à Bordeaux on m’a dit que c’est (rire)... soirées étudiantes ! Alors demain, je veux te voir mort !’. Je l'ai regardé, je me suis dit : 'Oh, il se fout de ma gueule lui, ou quoi ?'. Je le regarde et je lui dis : ‘T’es sûr ?’. Lui, il se barre et me fait sortir du bureau. Donc je me casse (sourire).

Arrive le soir. Moi, je fais quoi ? Bah j’y vais, je fais la fête. Le lendemain, j’étais mort : KO ! Je vais donc en soins, je mets les bottes pour récupérer (rire). Et je vois que Gasset dit bonjour à tout le monde, mais qu'il me saute. Là, je me dis : ‘Oh sa mère, je me suis fait niquer, ça m’apprendra !’. On était vendredi et on jouait dimanche contre le PSG. Le samedi, il vient, il me serre la main, mais il ne me regarde pas. Je me dis : ‘Je suis mort’. Mais je suis titulaire le dimanche, et je me dis que là, si je ne marque pas ou si je ne fais pas un truc, je suis foutu ! Et à l’époque c’était Guillaume Hoarau - qui marquait tout le temps - en face, plus Nêné, Erding, tout ça... Alors, hop, je mets Guillaume Hoarau dans ma poche, hop but de Souleymane Diawara* et boum : homme du match à la fin ! Je me dis : 'Oh, purée, je comprends plus rien (rire) !'... Après le match, on reste, on parle, on chante et tout... T'as vu... Puis Gasset il vient, en fumant sa cigarette, et il me dit : ‘Papa, tous les jeudis soir je veux te voir mort !'. Je lui ai dit de pas s'inquiéter pour ça et je suis parti. Voilà ! (rire)."

*Diawara s'emmêle encore les pinceaux. En effet, son arrivée à Bordeaux date de 2007, et ses deux buts contre le Paris Saint-Germain sont marqués en 2008/09 (4-0 à Lescure en Ligue 1 et 3-0 au Parc des Princes en Coupe de la Ligue). Lors de la saison 2007/2008, Bordeaux avait gagné 3-0 contre le PSG (triplé de Wendel, en mars 2008) et l'avait aussi emporté 2-0 au Parc (buts de Johan Micoud et David Bellion, au mois de septembre).

Retranscription faite par nos soins

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