Smicer : "Le sélectionneur m’a répondu : ‘Si on bat la France, tu peux faire tout ce que tu veux’ !"

Smicer : "Le sélectionneur m’a répondu : ‘Si on bat la France, tu peux faire tout ce que tu veux’ !"

Le - Anciens- Par Aymeric

Milieu des Girondins de 2005 à 2007, le Tchèque Vladimir Smicer, ancien de Lens et de Liverpool également, s'est souvenu, dans L'Equipe, de l'Euro 96, où sa sélection avait été jusqu'en finale, à la surprise générale. Y compris la sienne puisque le parcours de son équipe l'a contraint à devoir... repousser son mariage jusqu'à le célébrer entre la demi et la finale.

"Quand la composition de notre groupe est sortie, je ne pensais pas qu’on irait si loin ! Alors, j’avais programmé mon mariage le 21 juin, deux jours après la fin du dernier match de groupe, en prévoyant quand même une autre date, une semaine après. Le créneau était court, car la reprise avec Lens était fixée au 5 juillet. Quand j’ai marqué le but égalisateur face aux Russes, les autres joueurs m’ont dit ; ‘Vladi, tu ne veux pas te marier, c’est pour ça que tu as marqué ! On va aller jusqu’en finale !’. J’ai donc repoussé au 28 juin. Mais après notre qualification contre le Portugal (le 23 juin), je suis allé voir le sélectionneur. L’info du mariage avait commencé à filtrer dans les journaux tchèques : ‘Coach, je sais que c’est bizarre, mais je n’ai plus de date disponible. Qu’est ce qui se passe si on se qualifie contre la France en demi-finales ? Je peux faire l’aller-retour à Prague ?’. Il m’a répondu : ‘Si on bat la France, tu peux faire tout ce que tu veux’ !

(...) La finale de 1996, face à l'Allemagne, avec la reine d’Angleterre dans la tribune, c’était fort, bien sûr. Mais il y a la déception de la défaite et on n’a fait que défendre pendant toute la compétition, c’était chiant, pas du beau football. En 2004, par contre, on a joué. Et contre les Pays-Bas, le match était exceptionnel. On gagne 3-2 avec des erreurs, un festival offensif de chaque côté et moi, je marque le troisième but dans les dernières minutes. J’ai été international pendant 12 ans : c’est notre plus grand match. Il y avait tout !

(...) Cette année, les matches sont généralement très serrés, je pensais qu’il y aurait plus de buts. Il n’y a pas assez de joueurs capables de faire la différence. Les équipes défendent très bien et les buts sont souvent marqués à la fin lorsque la fatigue arrive et que la concentration diminue."

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