Willy Sagnol aborde l'enjeu du manque de sommeil chez les (jeunes) joueurs

Willy Sagnol aborde l'enjeu du manque de sommeil chez les (jeunes) joueurs

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Hier soir, sur RMC, l'ex coach des Girondins, Willy Sagnol a (re)parlé d'un enjeu important pour lui : le sommeil chez les (jeunes) joueurs.

"Je m’en suis aperçu quand j’étais directeur des équipes de France à la Fédération, quand j’étais entraîneur aux Girondins de Bordeaux, quand j’étais au Bayern Munich... C’est un problème générationnel, et il y a une chose : les joueurs d’aujourd’hui dorment moins. Il y a moins d’heures de sommeil dans la semaine d’un joueur de foot aujourd’hui. Pourquoi ? Pour plein de raisons... Déjà, car c’est vrai que depuis plusieurs années il y a l’évolution au niveau des consolés vidéo, donc il y a beaucoup de joueurs qui jouent tard voire très tard. Il y a autre chose - de pas forcément moins grave, mais... -, aussi : le fait que c’est une génération où les trois quarts des joueurs de foot bandent devant la NBA, comme on dit dans le jargon. Et les matches de NBA, avec le décalage horaire, ils sont dans la nuit, pas dans la journée... Donc on sait qu’il y a beaucoup, beaucoup de joueurs qui regardent la NBA la nuit. Alors on arrive à des extrêmes où il y a des joueurs, quand ils s’entrainent juste le matin, ils viennent et mangent au club puis rentrent chez eux ; et là ils font des siestes de trois - quatre heures et se couchent à 3h du matin pour se relever à 8h.

Ils se disent qu'entre les quatre heures de sommeil la nuit et les trois heures de sieste, ça passe à peu près... Mais non. Car le corps, c’est une machine à traiter comme telle, il faut lui donner des repères, il faut que ce soit régulier. Il y a ce qu'on appelle les cycles de sommeil, et il y a des experts qui sont très bons là-dedans et pourraient mieux l'expliquer bien que moi. Donc il y a des joueurs qui vont avoir besoin de 8h de sommeil pour bien récupérer, mais pour les mêmes exercices faits il y a d’autres joueurs qui vont avoir besoin de 10 heures, par exemple. Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne, c'est déjà une problématique. Il y a des joueurs qui peuvent se permettre de dormir à partir de minuit et dormir pendant huit heures mais vont récupérer de manière naturelle, et il y a des joueurs, par rapport à leur cycle personnel, ils doivent aller se coucher à 10 heures le soir... mais ils ne le font pas. Et ça, pour moi, le changement au niveau des habitudes de sommeil, est aussi vecteur de blessure(s)."

Retranscription faite par nos soins

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