Allagbé : « Les Girondins de Bordeaux, c’est une grande histoire pour moi ! »

Contacté par nos soins (et surtout par ceux de nos partenaires radio de Girondins Analyse) le gardien de but Saturnin Allagbé, venu au Haillan en fin de saison dernière pour y effectuer un essai, nous raconte son parcours, son expérience à Bordeaux mais aussi sa vision du club au scapulaire depuis le Bénin, où il est déjà international avec les « Écureuils ».
Peux-tu te présenter aux supporters girondins ?

Je m’appelle Saturnin Allagbé, je suis gardien de but international béninois. J’ai participé à la Coupe d’Afrique des Nations junior qui avait lieu en mars dernier en Algérie et je suis aussi international A. J’ai fait mes grands débuts en juin dernier à Bamako contre le Mali. Je suis âgé de 19 ans et je mesure 1m90. J’ai été formé au centre Tanéka au Bènin avant de signer à l’ASPAC, club de D1 béninoise où je suis titulaire depuis 3 saisons. J’ai été lancé très jeune par Alain Gaspoz. J’ai été champion du Bénin en 2010 et 2012 et élu meilleur gardien du championnat local sur les 3 dernières saisons.

Tu es venu faire un essai aux Girondins durant cet été, peux tu nous dire comment cela s’est passé ?

D’abord, je remercie les dirigeants bordelais d’avoir cru en moi. Parce que pour les jeunes gardiens comme moi ce n’est pas évident. De façon globale, l’essai s’est bien déroulé. J’étais avec le groupe pro. J’ai eu des retours positifs de la part des membres du staff. Maintenant j’attends donc que les choses se débloquent avec beaucoup de patience.

Y a-t-il une différence entre les entrainements en Afrique et à Bordeaux concernant ton poste de gardien de but ?

Pour être un bon gardien, en Afrique ou ailleurs, il faut bien travailler. Cela dépend surtout du staff qui t’encadre. Chaque entraineur des gardiens á ses méthodes mais il y a quand même des exercices qui se ressemblent. A bordeaux, j’ai travaillé avec Franck Mantaux et Franck Chaumin sur des aspects que j’avais déjà vu en Afrique. Certes, il y a eu quelques nouvelles approches mais la différence n’est pas énorme. L’essentiel c’était de s’adapter. J’ai déjà travaillé avec des entraineurs français reconnus comme Jean-Marc Nobilo, Manuel Amoros (sélectionneur du Bénin ndlr) et mes coaches en club aussi. J’ai beaucoup appris avec eux.

Quelles sont les différences entre le football africain et le football européen d’après toi ?

Je pense que le football est un langage universel mais que chaque partie du globe à son style de jeu propre. Pour comparer le football africain et européen, la plus grande différence c’est davantage l’organisation et la gestion du foot de façon générale. En toute franchise, l’Europe a encore une longueur d’avance. Toutefois, nous nous améliorons, au fil des années, dans beaucoup de pays, comme ceux du Maghreb, l’Afrique du sud, la Cote d’ivoire, le Ghana ou encore le Nigeria. Ces pays là sortent du lot et n’ont rien à envier ou presque a l’Europe.

Quel est ton modèle ?

Ulrich Ramé ! Au centre, j’avais son poster dans ma chambre et j’avais même un de ces maillots avec le N°16. Il m’a beaucoup inspiré. C’est mon idole au poste de gardien. Sinon, j’aime bien Eric Abidal pour son calme, son coté chambreur, son mental et surtout son très grand professionnalisme. Je l’admire.

Quelles sont tes ambitions pour ton avenir dans le foot ?

D’abord, c’est de progresser encore plus avec mon club pour ensuite être régulier en sélection nationale et surtout faire une carrière pro. Décrocher un contrat pro c’est mon objectif premier pour faire carrière et c’est pour ça que je me bats tous les jours a l’entrainement.

Que représente Bordeaux pour toi et au Bénin en général ?

Les Girondins, c’est une grande histoire pour moi ! Je suivais déjà le club depuis un moment, notamment à l’époque de Laurent Blanc plus particulièrement. Au centre j’avais même des posters d’Ulrich Ramé. C’est un grand club et, pour y avoir séjourné, franchement, j’ai été encore plus impressionné. Au Bénin je pense qu’avec l’OM et Paris Bordeaux fait partie du top 3 des clubs français les plus suivis ici. Je me rappelle encore de l’engouement de certains lors du dernier Trophée des Champions. Il y a de vrais supporters girondins chez nous !

Un mot pour les supporters ?

Je les remercie pour l’accueil qu’ils m’ont réservé lors de mon passage. Ils sont formidables ! J’ai eu la chance, lors de mon essai, de suivre un match en tribune avec eux. C’est un vrai public, qui pousse et ne lâche pas. Je les salue tous et j’espère les revoir bientôt

Merci beaucoup à Saturnin Allagbé pour sa gentillesse et sa disponibilité ! Bonne chance à lui pour la suite de sa carrière. En souhaitant le revoir bientôt au Haillan !