Et maintenant ?

Et maintenant ?

Publié le - Par - La Rédac.

Décrochés en championnat et éliminés en Coupe d'Europe, la fin de saison des Girondins risque de ne pas être des plus enthousiasmantes. A moins que...

Trop haute, telle était ce jeudi soir la marche qui séparait les Girondins de Bordeaux des quarts de finale de la Ligue Europa. Eliminé, somme toute logiquement, par plus forts qu'eux, en l'occurrence le Benfica Lisbonne (0-1, 2-3), les hommes de Francis Gillot n'ont plus, dans le meilleur des cas, que 13 matches à disputer avant la fin de la saison : 10 journées de Ligue 1 et au moins un quart de finale de Coupe de France (à Lens, le 17 avril prochain). Un calendrier enfin redevenu « normal » pour l'équipe française qui a disputé le plus de matches officiels cette saison (44 toute compétitions confondues). 

De quoi permettre, pour les plus optimistes, de terminer 2012/2013 sans calculs ou, pour les plus pessimistes, de partir en vacances plus tôt. Obligés de rester compétiteurs jusqu'au bout, Gillot et son staff se placent plutôt dans la première optique et vont essayer de maintenir nous pression un groupe dont on connait malheureusement trop bien la faculté de décompression. « Moins de turnover et plus de concurrence » a ainsi annoncé l'entraîneur avant le match de Toulouse, signe que son groupe remanié (sans Plasil et Obraniak, laissé au repos après le choc contre Benfica et avant de partir en sélection) sera le dernier de la saison et qu'il fera jouer, à partir de Lorient, ceux qu'il estimera les meilleurs lors des derniers matches et des entraînements. 

Bonifier le présent en préparant l'avenir sans doute le meilleur moyen de rester ambitieux, ou au moins de faire bonne figure jusqu'au bout, cette stratégie pourrait aussi être utilisée par l'ancien technicien du Racing Club de Lens pour préparer déjà  la saison prochaine en mettant à l'écart ceux sur qui ils ne comptent plus (même s'il a semblé jusque là compté sur tout le monde) ou ceux que le club s'est résolu à voir partir cet été (Plasil, Sané, Trémoulinas, Obraniak ?). Cela offrirait aussi la possibilité d'installer définitivement dans l'équipe les joueurs sur lesquels il veut davantage s'appuyer l'an prochain (Biyogo-Poko, Saivet, Rolan, Diabaté, Sertic, Poundjé, Sacko ?). Mais un tel parti pris est-il compatible avec la volonté, déclarée par Gillot en personne de ne pas lâcher le championnat et d'essayer de revenir sur les places de 4ème et 5ème, qui sont actuellement à 7 points devant, mais qui pourraient, en cas de succès bordelais cet après-midi à Toulouse et de faux pas niçois et/ou stéphanois redevenir mathématiquement jouable ? 

Vu les performances de « l'équipe B » lors de certains matches (Newcastle et Kiev en Coupe d'Europe notamment ou encore Bastia en Ligue 1) on serait tenté de répondre oui. Mais ces jeunes pourront-ils enchaîner les matches avec la même efficacité et la même spontanéité que lors de leurs apparitions occasionnelles ? De la difficile réponse à cette non moins difficile équation et de l'équilibre que Francis Gillot devra trouver dans la gestion de son effectif d'ici à  la fin de saison, notamment dans sa préparation du quart de finale de Coupe de France du mois prochain (et on l'espère, des tours suivants) dépendent en grande partie les performances de l'équipe bordelaise d'ici au mois de juin.