Gérard Lopez : "Le club est à risque"

Gérard Lopez : "Le club est à risque"

Publié le - Par - Interview

Dans une nouvelle tournée accordée aux médias, Gérard Lopez a tenté de rassurer l'opinion publique avant le prochain passage des Girondins devant la DNCG.

Une semaine après la relégation administrative des Girondins de la L2 à la National 1, Gérard Lopez a fait différentes sorties dans les médias pour plusieurs raisons.

Communiquer en donnant des nouvelles tout d'abord, tenter de rassurer aussi et peut-être mettre indirectement une pression au duo Fortress / King Street avec qui il reste en négociations avant le prochain passage devant la DNCG.

"Le club est à risque dans le cas où les différentes parties ne se mettraient pas d’accord. Ces différentes parties ne sont pas antagonistes, on s’entend plutôt bien. En revanche, nous avons peut-être une lecture différente du passage à la DNCG. On a poussé pour avoir quelque chose de plus robuste en matière de garanties. Eux préféraient avoir quelque chose de plus léger. Aujourd’hui on a l’obligation de travailler ensemble mais ça se passe bien. Il y’a du respect dans les deux sens et ce n’est pas leur souhait de voir le club disparaître."

L'un des axes principaux vers un feu vert, au-delà de la direction des finances rapportées par les ventes de Koundé et Tchouaméni, porte sur le total des ventes de joueurs à réaliser lors de ce mercato estival :

"Les 22M€ sont des ventes qui seront faites plus que largement. Ça se passe toujours comme ça avec la DNCG. Tous les clubs vendent. Il faut en revanche donner une garantie sur ces ventes. C’est-à-dire qu’avant d’y procéder, il faut fournir une garantie. C’est là dessus qu’il y a eu la plus grosse différence. [...] Les garanties doivent être réitérées par les prêteurs, King Street et Fortress. […] Aujourd’hui ça n’est pas le cas, sans doute car ils se disaient que l’on passerait la DNCG et qu’en cas de demande, ils pourraient y répondre en suivant. Ils sont beaucoup plus au courant des offres qui ont été transmises que n’importe qui d’autres. La question n’est pas de savoir s’il y a un manque de confiance avec eux. [...] On a des offres écrites, qui dépassent largement ce montant-là, c’est le cas. Elles ne concernent pas forcément Hwang Ui-Jo. Le souci n’est pas d’avoir des offres. Les offres on les a."

"La DNCG a vu le tableau récapitulatif des offres avec leurs prix. La seule différence c’est que recevoir une offre alors que le mercato ouvre à 00:00 un vendredi soir, que l’on passe à la DNCG trois jours plus tard, et que des joueurs partis en sélection doivent être vendus. Comment voulez-vous faire passer les visites médicales ? Je ne peux pas les passer à leur place. C’est le même cas pour leur prochain salaire, je ne peux pas négocier cette partie à leur place. Je ne vais pas me pointer dans le club, et occuper le rôle de président de club, d’agent et de joueurs."

Questionné sur l'anticipation du déficit actuel qui a logiquement posé problème à la DNCG, Gérard Lopez a assuré que celui-ci avait été anticipé. En se contredisant donc juste après avoir dit qu'il y avait eu une différence avec King Street et Fortress sur l'apport de garanties :

"On avait anticipé le déficit, à plusieurs niveaux. On connaissait le déficit et on savait comment le combler. J’avais promis de rester au club, même en Ligue 2, et c’est ce que je fais. Je remets la main à la poche. Il y a de l’argent qui arrive en provenance de la Ligue. Puis, près de la moitié viendra des ventes de joueurs. On est assez certain de les faire mais seulement, ça doit attendre un petit peu. Aussi, il y a des garanties données par le passé, qui existent jusqu’au 30 juin prochain. Elles devraient être valables. Toutefois, les prêteurs ont une approche un peu différente. Par conséquent, on a dû tous se remettre autour de la table autour de ces fameuses garanties."

L'appel fait à la DNCG sera étudié durant la première dizaine du mois de juillet.

Retranscriptions faites par nos soins