Romain Molina : "Aether Financial services peut révoquer Gérard Lopez en cas de relégation"

Romain Molina : "Aether Financial services peut révoquer Gérard Lopez en cas de relégation"

Publié le - Par - Club

Dans un nouveau document consacré aux Girondins, Romain Molina dresse un bilan autour du montage financier qui englobe le FCGB de Gérard Lopez.

Les différents actionnaires sont passés au crible par Romain Molina et l'action de préférence Aether Financial services est notamment évoquée. Cette même action qui peut décider du sort de Gérard Lopez en cas de relégation en Ligue 2.

"Au moment du rachat, Gérard Lopez rachète les Girondins à travers une société : Joga Bonito. Il reprend le contrôle de la Dynamie SAS. Dans ce rachat, depuis GACP, il y a une action de préférence. Cette action appartient à Aether Financial services et ce sont eux les véritables boss du club. C'est une action parmi tant d'autres mais elle détient tout le pouvoir. On ne sait pas réellement à qui elle appartient et elle est liée au prêteur depuis 2018 et le précédent rachat. Gérard Lopez doit rendre des comptes à AFS. Cette action a notamment le pouvoir de révoquer Gérard Lopez en cas de relégation. Cela s'appelle un cas de déclenchement. Elle peut aussi jouer un rôle dans le processus de vente. C'est l'action de préférence qui, à tout moment, peut procéder à la vente forcée de la société."

"En cas de vente du club, on voit que l'argent va au prêteur d'abord. Jusqu'à ce qu'ils obtiennent le remboursement de leurs dettes. Ensuite, ce sera au porteur des actions, dont Gérard Lopez. [...] On a d'autres investisseurs aux Girondins dont KSA, qui n'est autre que King Street (qui avait prêté de l'argent à Gérard Lopez au moment du rachat, ndlr). Ils ont remis 12,5M€ au pot la dernière fois."

"De l'autre côté, il y a par exemple Dbdb Funding comme investisseur, une société qui est née au Delaware. D'autres sont basés au Luxembourg et aux Îles Caïmans. On a à peu près 20M€ qui ont été apportés par ces actionnaires qui sont tous dans des paradis fiscaux et qui sont tous liés à des grands fonds vautours qui spéculent. Donc, Bordeaux est toujours un produit de la très grande finance avec au milieu, Gérard Lopez et son équipe qui dirigent le quotidien, mais qui n'ont pas in fine le dernier mot sur les décisions."

"Il ne faut pas accabler Gérard Lopez. C'est une situation qui dure depuis très longtemps. Cela date même d'M6. GACP a asphyxié le club. Ça a été une longue descente aux enfers. La DNCG a un rôle aussi... on se demande ce qu'ils ont contrôlé au moment de GACP. Aujourd'hui, les actionnaires sont certes intéressés par le maintien mais ce qui les intéresse ce sont les coûts : comment je vais retrouver mon argent. Si tout cela s'arrête, jamais ils ne le retrouveront donc ce n'est pas le but des prêteurs de voir une faillite."

Confiant dans la presse et dans ses discours d'avenir au club en cas de L2, Gérard Lopez peut donc être évincé en cas de relégation comme l'évoquait Clément Carpentier (20 Minutes) au moment du rachat. La précision du pouvoir de cette action préférentielle balance toutefois avec le fait que les différents actionnaires n'auraient pas grand intérêt à provoquer une faillite et donc de se séparer de Gérard Lopez. À suivre donc...

Retranscriptions faites par nos soins via Bordeaux : Gerard Lopez est-il vraiment le patron (avec documents) ?