Bordeaux accuse le coup (1-2)

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Avec un 4-2-3-1 classique mais le choix surprenant de titulariser Grégory Sertic en défense centrale et Henri Saivet seul en pointe, laissant le côté gauche à Nicolas Maurice-Belay, Francis Gillot a failli remporter son pari tactique. En effet, le N°26 des Girondins a livré une grande prestation avec Lamine Sané dans l’axe de la défense tandis que le duo Belay – Saivet a fait parler la poudre sur un débordmeent et un centre au cordeau du premier converti en but par la tête piquée du second, dont le timing et la vitesse ont valu plus cher que les centimètres et le physique du duo brésilien Thiago Silva – Alex.
Inquiétés quasi uniquement sur coups de pies arrêtés (où Paris a manqué de peu l’ouverture du score au 11ème et 20ème) et sur des pertes de balles bêtement concédées, comme ce tacle en retrait d’Obraniak qui aurait pu donner un but à Lavezzi sans une grosse parade de Carrasso (13ème) et ce mauvais repli de N’Guémo qui oblige Sertic à un retour en catastrophe devant ce même Lavezzi (27ème), les Girondins font preuve de réalisme en première mi-temps. Même si Obraniak, seul dans la surface après un centre dévié de Belay n’inquiète pas Sirigu (33ème), l’ouverture du score de Saivet vient récompenser la cohérence d’un bloc et d’un projet de jeu bien appliqué.
Bordeaux rate le break et craque en fin de match
Au retour des vestiaires, malgré une timide frappe de Lavezzi (53ème), c’est Bordeaux qui rate le break par 3 fois. D’abord sur un contre menée par Belay (56ème)qui déborde côté gauche et frappe – du droit s’il vous plaît – juste à côté, puis par le « régional de l’étape » André Biyogo-Poko (auteur d’un très bon match) qui récupère un ballon plein axe et perfore la défense parisienne sur 50 mètres balle au pied avant de butter en bout de course sur un Salvatore Sirigu qui ne s’était pas jeté.
Un dernier tir lobé, au dessus de la barre transversale, signé Saivet après une ouverture d’Obraniak (66ème) aurait pu offrir le 2 à 0, et sans doute la victoire, aux outsiders girondins,mais ce sont finalement les Parisiens, grâce à leurs entrants Ongenda et Coman (deux jeunes joueurs) qui vont renverser la vapeur dans le dernier quart d’heure.
Bordeaux, fatigué, cède une première fois… Mais le but d’Ibrahimovic de la tête est (injustement) refusé pour hors jeu (79ème). Celui, quelques instants plus tard, d’Ongenda, servi en une touche par le Suédois au dessus de la défense suite à une perte de balle d’un N’Guémo – trop brouillon sur ce match – sera lui accordé (81ème).
Le dénouement est finalement cruel pour le FCGB puisque sur la denrière action du match, le coup franc de Lucas Moura est prolongé au fond des filets par la tête d’Alex (35ème) alors que Francis Gillot venait de faire ses trois changements en vue des tirs au but (pas de prolongation dans ce match de reprise). Malgré tout, le contenu du match est bon pour les Aquitains, privés de nombreux joueurs, face au champion en titre quasi au complet. Et même s’il ne faut jamais se satisfaire d’une défaite, surtout quand on passe si près de la victoire, il y en a de moins gênante que d’autres.